La crise autour du détroit d'Ormuz n'est pas qu'une affaire de pétrole ; elle est le détonateur d'une prise de conscience brutale de nos vulnérabilités. Nous avons bâti une économie mondiale ultra-performante en temps de paix, mais terriblement exposée et inefficace en temps de crises.
Loin d'être la victime désignée de ce nouveau choc géopolitique, l'Europe pourrait bien en être l'improbable bénéficiaire. Cette crise ne fait qu'accélérer une tendance de fond, devenue la nouvelle doctrine de Bruxelles à Varsovie, en passant par Paris et Berlin : la quête de souveraineté.
Le baril à 120 dollars n'est pas la fin du monde en soi pour nos économies modernes. Il est, en revanche, le signal qui risque de pousser les banques centrales à appuyer sur le frein monétaire, déclencheur d'une recession.
« En réalité, l’histoire des crises financières boursières et économiques, révèle que nous n’avons inventé ces dernières années, que très peu de choses en matière de désordre économique et financier »